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Culture et Patrimoine

MICHEL LORENZI DE BRADI
                                                                           1869 – 1945
 
 
Michel Lorenzi de Bradi est né à Sartène le 12 mai 1869. Son père, Jean-André Lorenzi était exploitant agricole à Belvedere. Sa mère, Aurélia de Bradi, appartenait à la noblesse de la Rocca. Après des études de littérature, il entre au ministère des Finances à Paris.
Marié avec Luchinetta Durazzo, il eut trois enfants.
Dans la capitale, il fréquente les cercles littéraires et collabore aux revues en vogue. En 1906, « Le Crime du Masque » le fera connaître du grand public. Suivront « La Costanza » et L’Eternelle Alliée ». Il partage sa vie entre Paris et son village de Belvedere, publiant en moyenne deux livres par an. Plusieurs de ses ouvrages ont été couronnés par l’Académie Française. Nons n’en citerons que les plus connus, car son œuvre est considérable : « Vendetta », histoire romancée du bandit Théodore Poli, « Veillées Corses », qui fut un best-seller, « Mal Aimé » paru en feuilleton dans la presse parisienne, « La Sirène Bleue » qui donna son nom à une équipe de football de Sartène…
La situation sociale et économique de la Corse ne le laisse pas indifférent. En 1934 il crée le journal « Le Courrier de la Corse » et préside « Les Etats Généraux de la Corse » en 1934 à Ajaccio et en 1935 à Bastia. Cependant il ne se lancera jamais dans la politique, ce « poison mortel », qui causa la mort de son beau-frère Louis Durazzo.  Son dernier discours, affiché dans tous les villages de Corse, se termine ainsi : « La situation qu’on nous fait exige de réagir et de lutter. Nous avons semé le bon grain. D’autres, plus jeunes, le récolterons ».
Hélas la guerre assombrit ses dernières années en conduisant à la mort sa fille Aurelia qui ne put supporter, dit-on, la vue de l’occupant italien.
Le poète corse Maistrale dira de lui après sa mort, la nuit de la Saint-Sylvestre 1945, « Sa voix résonnera pendant les siècles comme un culombu de fierté corse ».
 
Cette biographie est tirée d’un article de Louis LORENZI dans Nice-Matin du 31 décembre 1978